Musicothérapeute titulaire d’un Master 2 professionnel et recherche, je suis spécialisée en clinique et
recherche périnatale, diplômée de trois Facultés de Médecine en psychologie et psychopathologie de la
périnatalité et du très jeune enfant, initiée aux soins de développement et formée à l’éthique et la
démarche palliative en périnatalogie.
Membre du réseau de santé périnatal parisien (RSPP), j’ai été initiée à la recherche par Carolyn Granier-Deferre,
avec une expérience de musicothérapeute clinicienne et chercheuse principalement
dans le service de néonatologie de l'hôpital Necker sous la direction du Dr Jean-François Magny, ainsi qu'à
l'EPS Barthélémy Durand, en psychiatrie périnatale.
Formée à l’hypnose en obstétrique ainsi qu’à l’EMO (technique de stimulations bilatérales alternées), je
complète ma formation par le DU dédié à l'Attachement, thème essentiel à la base du développement
de chaque être humain, depuis la naissance et tout au long de la vie.
Cette formation pluridisciplinaire,
associée à ma pratique musicale et pédagogique, colore les séances de musicothérapie périnatale que je propose.
Les séances de musicothérapie individualisées se déroulent principalement autour de la voix chantée
dans différentes langues et parfois plus globalement autour de la musique, en fonction des souhaits des
familles.
Après la naissance, je propose des séances parent(s)-bébé(s), y compris avec des jumeaux, en
veillant à l'adéquation avec l'état émotionnel des parents, ainsi qu'avec l'état de santé des bébés, auxquels
j'ajuste constamment ma proposition de soin.
Mon approche individualisée s'adresse tout autant aux papas qu'aux mamans : elle peut être proposée
seule ou en complément des séances d’hypnose, sans se substituer à la préparation à la naissance,
assurée par les sage-femmes.
J'accompagne les futurs parents au cours de grossesses qui évoluent
normalement, comme de grossesses plus médicalisées, en raison de risques ou encore d'une pathologie
maternelle ou fœtale, avec tout le chamboulement émotionnel que la venue au monde d’un nouveau
petit être peut éveiller en chacun.
J'accueille les futurs et jeunes parents, séparément ou ensemble selon leur choix, pendant la grossesse et
dans les mois qui suivent la naissance. Je privilégie autant que possible un petit nombre de séances
longues, individualisées, qui favorisent les échanges, les transmissions de qualité et la bonne
appropriation des différents outils proposés dans le cadre du soin.
Il peut être intéressant de s’initier à l’hypnose en période prénatale, ce qui permet notamment d’utiliser
l’auto-hypnose durant la grossesse et à la naissance, puis de poursuivre avec les séances parent(s)-
bébé(s) de musicothérapie périnatale, qui impliqueront simultanément parents et bébés, ainsi que leurs
interactions, essentielle aux tissage des premiers liens. Cela dit, la musicothérapie peut également
s’initier tout au long de la grossesse : à vous de sentir quel est le meilleur moment, c’est à dire, le bon
pour vous.
Les situations de stress, de dépression et d'anxiété sont notamment de bonnes indications pour les
séances de musicothérapie, ainsi que l'accompagnement de parcours périnatal émotionnellement
complexes tels que les parcours de PMA, les grossesses pathologiques, les DAN, les naissances
prématurées, les antécédents de pertes périnatales...
J'accueille également les mamans et les papas qui traversent une situation de deuil périnatal, quel que
soit le terme (grossesses arrêtées, ISG, IMG, MFIU, etc.), parallèlement ou conjointement à l’hypnose et
à l’EMO, selon ce qui apparaîtra comme le plus bénéfique dans ces moments de la vie délicats à traverser.
Je travaille dans le respect de vos émotions, à votre rythme,
en vous guidant vers l’expression de toutes vos potentialités créatrices,
précieuses dans de telles épreuves, pour rester en lien avec la vie.
Pragmatique, rigoureuse dans ma démarche, toujours placée sous le signe de la prudence, ma formation
clinique m’est précieuse pour envisager tout autant le contour des possibilités comme des limites de
cette pratique, ce qui me permet de réorienter les patients vers des professionnels de santé, dans les cas
où cela s’avère nécessaire.
J'interviens toujours dans les limites de l’implication et des souhaits du patient, en complément avec les
prises en charge médicales et soignantes indispensables en parallèle des séances proposées, sans jamais
m'y substituer. Je demande à chaque patient de s’engager à poursuivre son suivi médical, psychologique
et traitements éventuels tout au long des séances, pour votre bien et celui de votre bébé. Ma proposition
de soin revêt donc également une dimension de prévention, s’inscrivant dans la pluridisciplinarité.
Sous réserve d'accord préalable des équipes hospitalières et de faisabilité, je peux parfois me déplacer
pour faire des séances en maternité, néonatologie ou à domicile, dans le cadre de la continuité d'un
suivi, en cas d'hospitalisation de la maman ou du bébé.
En période postnatale, les séances de musicothérapie individualisées avec bébé(s) offrent la possibilité
d’éveiller, tout en douceur et de manière finement appropriée, la sensorialité du nouveau-né, d’observer
toute la richesse de son répertoire comportemental, véritable langage du bébé, afin d’apprendre à y
répondre avec toute la sensibilité propice au meilleur développement.
En néonatologie, nous adaptons constamment ensemble l’intensité de la voix et le rythme,
le plus finement possible à l’état de santé et aux réactions de votre bébé,
de sorte qu’il n’y ait jamais de sur-stimulation, et que les séances soient le plus bénéfiques possibles,
en toutes circonstances.
Parfois, chuchoter, murmurer, est ce qu’il convient de faire pour entrer en lien et bien souvent, accompagner
bébé tout en douceur, dans un sommeil précieux pour sa santé...
Les séances parents-bébé(s) sont des moments d’interactions privilégiées, précieuses pour le
développement harmonieux du bébé et la construction progressive d’un lien d’attachement sécure avec
ses parents, souvent pleines d’émotions et de tendresse. La beauté de ces instants uniques, dans leur
simplicité, leur poésie et leur authenticité, m’émerveillera toujours.
La musicothérapie périnatale individualisée et basée sur la voix chantée, est pour moi un bel outil
d’expression des affects, des émotions, de transmission de la culture propre à chaque parent, à chaque
famille, un outil pertinent et efficient favorisant les échanges, les interactions de qualité, la
communication et l’éveil de toutes les potentialités fascinantes que portent en eux les nouveau-nés, ainsi
que les vôtres, essentielles pour vos bébés, en tant que parents.
Les berceuses, présentes de tous temps dans chaque culture, conjuguent corps, voix, attention,
intention, écoute. Elles accompagnent réciproquement parents et bébés dans une dynamique
d’accordage subtil, fait de rythmes, de sonorités, de paroles, dans une langue qui fait sens pour la
famille, à ce moment précis de son histoire.
Le contexte multiculturel actuel permet l’expression et le partage vivant de toute cette richesse humaine,
en se faisant bain sonore, sensoriel, linguistique, pour le nouveau-né. Le chant adressé au bébé favorise
le passage harmonieux de l’état de veille au sommeil, tout comme il peut accompagner et étayer l’éveil
et les moments de soins qui rythment la vie des dyades, des triades parents-bébés.
Quel que soit le motif qui vous amène à me consulter, je mettrai en œuvre tout l’ensemble de mes
compétences pour construire avec vous, dans un esprit de collaboration autour des besoins de votre
bébé, des séances individualisées qui vous soient le plus bénéfique possible.
Les prénoms des bébés et leurs parents ont été modifiés, sauf autorisation, afin de préserver la confidentialité.
« Je tenais tout d’abord à vous remercier du fond du cœur pour les séances que vous nous avez proposées.
Ces petits moments ensembles resterons à jamais gravés en nous comme des moments de calme, d’apaisement,
de joie, où tout s’arrête même le bruit incessant des machines.
Un moment où nous pouvons nous évader grâce à votre douce voix et vos très jolies mélodies…
Maïlys ne cesse de vouloir s’exprimer et j’essaye comme je peux de lui chanter de douces chansons.
Encore un très grand merci.
Je vous souhaite plein de réussites et bonne continuation dans l’accomplissement de vos projets.
A bientôt »
Maman de Maïlys
« Bonjour,
Merci pour ces jolies chansons. Chaque fois que je les chanterai à mon fils, je penserai à vous.
Dommage qu’on ne puisse pas se voir aujourd’hui. Le temps est toujours trop court.
Je vous donnerai bien sûr ses nouvelles. ..
Nous n’avons malheureusement pas eu assez de temps pour vos recherches. ..
J’espère néanmoins que vous avez pu obtenir des résultats encourageants.
En ce qui me concerne, vous m’avez permis de puiser au fond de moi , des choses essentielles que je pourrais
transmettre à mes enfants.
Merci pour tout cela…
Maman d’Étienne
« Flora,
Je voudrais vous remercier pour votre magnifique travail avec mon petit Lionel et aussi, avec moi.
Au soins intensifs nous, les mamans, on est si tendues et angoissées… et votre travail, ta douceur, ta
magnifique voix et ta délicatesse, m’ont apportée des moments où j ai pu oublier où j’étais et profiter de
moments de calme, et je dirais sublimes, avec tes chansons et ta voix…
En plus, vous avez en temps très court, d’un jour à l’autre, connaitre et chanter une chanson brésilienne que
j’avais mentionnée, que j’aimais et qui était très connue au Brésil pour les enfants… Et en plus vous avez trouvé
d’autres chansons brésiliennes, par toi même, et est venu chanter pour mon petit Lionel…
Je me souviens qu’il aime bien, et moi aussi…
C’était des moments de paix, de calme et de plaisirs dans un
environnement pas très agréable….
Je vous remercie beaucoup pour ta compétence, pour ta voix merveilleuse et ta délicatesse…
Toujours en respectant les patients et les mamans…
Je voudrais vous rencontrer encore et faire des photos de vous avec mon petit Lionel…
Ça serait un souvenir pour la vie…
Merci
R, maman du petit Lionel »
(maman Sud-Américaine)
« Il y a tout juste quatre ans, ma fille Lalla Hanae est arrivée après une grossesse classique, avec un
accouchement prématuré de deux mois.
Ses premières semaines, je les ai vécues comme une somnambule :
entre l’hôpital, avec ses différents services, ma fille branchée aux machines, les courses pour elle et le soir, sa chambre
presque terminée mais avec son petit lit vide. Psychologiquement, j’étais épuisée,
pas sûre de pouvoir m’occuper de mon petit bout de chou de deux kilos…
Un matin, une fée s’est présentée dans la chambre de ma fille et avec sa voix douce, posée et rassurante, elle a
chanté pour nous des berceuses,
et surtout ma berceuse préférée, en polonais : celle que l’on chantait pour moi lorsque j’étais petite.
C’était un moment très intime, fort et encourageant.
Notre rencontre avec Flora est l’un des plus beaux souvenirs du séjour de ma fille à l’hôpital.
Pour cela, je m’applique dans l’association qu’elle a créée avec amour et qu’elle développe avec passion.
Flora est passionnée par son travail et ses recherches, dont les premiers résultats sont très encourageants.
J’invite toute personne à adhérer, à faire des dons à notre association, pour que les recherches puisse continuer et
pour que le plus grand nombre d’enfants prématurés puisse en bénéficier.
Je remercie profondément chacun de vous pour toute contribution. »
Joanna, maman de Lalla Hanae et ex-présidente de l’association Musique et Naissance
« Nous souhaitons témoigner des bienfaits de notre rencontre avec Flora Rozet. En effet, durant le mois
d’août, notre petit garçon Julien a été hospitalisé en néonatologie dès sa naissance.
Nous avons vécu un
événement particulièrement éprouvant et difficile car Julien est né et Bruno, son frère jumeau, est mort in utero
juste avant la naissance. Ce paradoxe nous a tous plongé dans un tourbillon d’émotions, mêlé de joie et de
tristesse… Les mots ne sont pas assez forts pour exprimer…
Nous avons alors eu le plaisir de rencontrer Flora Rozet durant le séjour de Julien et cela a apporté beaucoup de
plaisir et de douceur, de pouvoir échanger autour de la musique.
Cela a été une ambiance relaxante, agréable et
enrichissante, le temps de chanter et d’écouter les douces mélodies que Flora nous proposait.
Julien paraissait paisible et réagissait parfois à certains moments particuliers au fil des mélodies.
Nous avons pu constater les bienfaits de cette bulle de douceur et de musicalité créée autour de notre nourrisson,
que nous n’avons pas manqué de faire perdurer de retour à la maison.
Il nous paraît indispensable que ces moments fassent partie intégrante de l’hospitalisation des tout-petits, pour eux et pour les parents également.
De plus, Flora Rozet nous a marqué et aura marqué, nous en sommes persuadés, le passage de Bruno en
néonatologie, de par sa douceur, sa gentillesse, sa voix et le choix de ses chansons.
Nous la soutenons entièrement dans ses démarches et ses recherches et nous espérons vivement qu’elle aboutira
à intégrer ses projets tant bénéfiques auprès des enfants.
Nous la remercions pour son passage dans notre
histoire…
C. et P., parents du petit Julien, de l’ange-gardien Bruno
et de leur grande soeur Eva,
que Flora Rozet n’a pas manqué d’intégrer, de loin, à cette douce aventure, en lui imprimant quelques paroles
afin que nous puissions partager avec elle les mélodies.
« Ma rencontre avec Flora Rozet s’est produite lors de la participation de ma fille Livia à une étude sur le
comportement des bébés provenant de milieux familiaux multiculturels. Ma fille avait environ 6 mois et était
mon bébé-miracle suite à la perte tragique de mes jumeaux à 6 mois de grossesse.
Flora m’a recontactée plusieurs mois plus tard et j’étais alors enceinte de mon fils Sebastian. Flora souhaitait
me revoir et organiser des séances à domicile pour étudier l’effet de la musique et des berceuses sur la grossesse,
sur le bébé in utero et sur moi-même.
En effet, suite à la perte de mes jumeaux, les grossesses étaient fort à
risque et étant alitée, j’avais le temps de stresser, d’angoisser et d’avoir peur de revivre mon cauchemar.
Nos séances étaient brèves, environ une heure, mais très plaisantes et surtout avaient un fort impact sur moi.
Je me sentais plus détendue, relaxée et en contact avec mon bébé.
J’avais surtout l’impression de faire du bien à mon bébé, de lui transmettre mon bien-être et non pas que mes
angoisses de le perdre chaque jour.
Lors de ces séances, mon bébé réagissait plus ou moins en fonction de la berceuse, de mes goûts personnels en
termes de musique.
Nos séances se sont achevées peu de temps avant d’accoucher et j’ai toujours encouragé Flora à continuer dans
cette recherche, dans cette direction. Car bien souvent les mamans et les nouveaux-nés peuvent se retrouver dans
des situations difficiles à gérer moralement. Certes l’aspect médical est essentiel mais y rajouter de l’art, du
loisir, de la musique ne peut que bénéficier aux mamans (et aux papas) et aux nouveaux-nés, ou aux bébés à
naitre car maman et bébé sont fonctionnent en symbiose et l’impact positif que la musique peut avoir sur une
maman ne peut qu’être transmis au bébé.
De plus, pour les nouveaux-nés, je pense que l’écoute de musique ou de berceuses peut être un moyen agréable
d’interrompre ou de couvrir le bruit incessant et angoissant des machines, des couveuses, de l’hôpital. Des
machines essentielles à la vie ou la survie de certains bébés, mais qui, j’imagine, peuvent faire peur à un petit
individu fragile et souffrant. »
Lucille
« J’ai vois régulièrement Flora, je trouve que c’est vraiment intéressant, nous avons constitué ensemble une
« playlist » de comptines et berceuses que nous chantons et enregistrons pour que je puisse ensuite la faire
écouter au bébé, en plus de les chanter. Je trouve l’idée séduisante.
Sa démarche est très personnelle et sensible, les échanges sont toujours riches et bienveillants. Il ne s’agit pas
d’apprendre à chanter juste, mais bien de comprendre en quoi le chant peut nourrir la relation avec le bébé
avant et après la naissance. »
Nathalie
« Il y a deux ans, j’ai adhéré à l’association Musique et Naissance afin de soutenir le projet de recherche de
Flora, que je trouve formidable et que j’aimerais voir aboutir.
En août 2015, j’ai mis au monde à 6 mois de grossesse un bébé de 1,270 kg dans l’angoisse et l’inconnu le plus
complet.
Cette expérience tellement inquiétante et marquante d’accompagner pendant deux mois mon fils
hospitalisé dans le service de réanimation puis de néonatologie a intensifié mon lien avec ce projet.
Pendant son hospitalisation, je n’ai pas eu la chance de rencontrer un professionnel comme Flora, afin de
m’aider à trouver ma place auprès de mon bébé, branché de partout dans une boîte de verre, et à établir un lien
avec lui. J’ai du me frayer mon chemin toute seule, et par chance, j’y suis arrivée, mais avec des moments d’incertitude,
de solitude et de contrariété. Ma solution a été de prendre mon fils en peau à peau plusieurs heures par jour et de
chanter pour lui en allemand.
En décembre 2016, de nouveau enceinte de six mois, j’ai décidé de m’engager dans l’administration de
l’association. Ma fille est née à 8 mois : quel bonheur de quitter l’hôpital avec son bébé dans le bras!
Je suis d’autant plus contente de voir que le projet continue à avancer et j’espère que de nombreuses personnes
vont se joindre à nous afin de soutenir davantage le travail remarquable de Flora. »
Eva, maman d’un nouveau-né prématuré,
ex-trésorière de l’association Musique et Naissance
« J’étais émue parce que vous avez chanté à ma fille une berceuse polonaise : ça m’a vraiment touchée parce
qu’il y a très peu de gens qui la connaissent. En plus, je ne m’attendais pas du tout primo, à voir des personnes
consacrer leur temps à venir chanter pour ma fille, et en plus une berceuse polonaise, à Paris… Donc j’étais très
émue, j’étais très touchée, j’ai gardé un très bon souvenir jusqu’à aujourd’hui de cette journée-là, d’autant plus
que c’est une berceuse qui me rappelle mon enfance et que je fais écouter souvent à ma petite fille parce que c’est
une berceuse à moi, qui me présente et qui présente mon pays, voilà.
Si vous voulez, je pense que chaque mère qui a un enfant prématuré, qui est complètement perdue dans ce
nouveau monde complètement inconnu, qu’on a du découvrir très vite, en accéléré je dirais, ça m’a beaucoup
touchée qu’on puisse être solidaire avec moi, parce que moi, je l’ai senti comme une forme de solidarité avec moi.
En tant que parent, on reste dans une petite chambre où il y a deux voire quatre enfants et souvent on est seul,
voire à deux parents dans la chambre et chaque personne ne regarde que les machines. Si on pouvait avoir
effectivement quelqu’un qui peut venir plus souvent chanter… c’est une forme de plaisir, c’est un plaisir immense
pour nous !
Donc peut-être d’oublier un peu notre réalité. Et en plus moi, quand j’écoutais quand vous me chantiez la berceuse polonaise,
ça m’a rappelé mon enfance, donc la période où j’étais entourée par les gens qui m’aimaient, où j’étais assurée que tout allait bien, parce que c’est la période de joie ! On n’a pas de souci de la vie quotidienne !
Écouter la berceuse, avoir ma fille dans mes bras, oui, je n’avais pas pensé à cela en effet…
Si vous voulez je pense que c’était le seul moment où je me suis sentie avec ma fille comme une mère normale.
Parce qu’effectivement, on a un peu oublié où on est, nous avons un peu oublié les machines, la présence des
médecins, parce que c’est très intime. Parce que les médecins nous ont laissées entre nous, je dirais, ils
n’intervenaient pas, donc oui : c’était très intime et un excellent moment pour nous. Très court, mais excellent
tout de même !
Donc maintenant, cherchons peut-être à trouver des bons sons, des sons qui vont nous rappeler la joie, la vie, la
gaité… je ne sais pas ! Ou peut-être pas l’inquiétude parce que tous les sons, c’était tellement inquiétant, en
fait ! Quelque chose qui va nous apaiser, peut-être… Parce que ce n’était pas humain du tout : les machines ne
sont pas humaines ! On a besoin d’elles, bien sûr, mais je pense qu’on pourrait peut-être trouver un compromis
entre les bruits de ces machines et un peu d’humanisme.
Parce que je pense que les enfants nés prématurés ont
surtout besoin de se sentir en sécurité. Les enfants, et les parents aussi.
Je regrette que cette expérience, qui a été très riche, très bénéfique pour moi, je pense aussi pour ma fille, ne nous
soit arrivée qu’une seule fois. Forcément, ça doit aussi probablement être financier et des problèmes
d’organisation, etc., mais c’est dommage que ça n’ait pas pu être régulier, une fois par semaine, parce que si
vous voulez, pour nous, c’est un événement.
C’est vraiment l’un des meilleurs moments que nous ayons passé à
l’hôpital, pendant cette période très longue quand même ! Et, oui, je regrette que ça ne nous soit arrivé qu’une
seule fois. Bon, je suis contente que ça nous soit arrivé, mais dommage qu’une seule fois, en fait !
Et je croise les doigts pour que ça arrive plus souvent dans tous les hôpitaux de France et partout d’ailleurs,
parce que c’était vraiment bénéfique !